Simon DEBOIS

1. Quel est l’intitulé de votre profession?

Analyste missions spatiales

2. En quoi consiste votre métier ?

Le travail de l’analyste mission s’étale sur toute la durée d’un projet de mission spatiale. Les tâches à effectuer sont très variées et changent en fonction de l’état d’avancement du projet. En début de projet, la première tâche de l’analyste mission est de s’assurer de la faisabilité de la mission. Son travail consiste alors à déterminer si les objectifs de la mission sont réalisables étant donné les technologies à disposition. Il/elle doit ensuite déterminer l’orbite la plus adaptée à la mission et analyser l’impact de ce choix sur différents paramètres (par exemple la puissance reçue par les panneaux solaires). Comme ce choix a des répercussions importante sur la conception du satellite, l’analyste mission doit interagir régulièrement avec d’autres membres de l’équipe de conception (électroniciens, thermiciens, etc.). Avant le lancement, il/elle doit mettre au point les outils qui lui permettront d’analyser le comportement réel du satellite, et de s’assurer que tout se passe comme prévu.

3. Décrivez une journée type…

Travailler sur des missions spatiales est passionnant. Les missions sont souvent uniques donc on fait rarement deux fois la même chose. On en apprend tous les jours sur beaucoup de sujets différents, soit par le sujet de la mission elle-même, soit par les interactions que l’on a avec les autres membres de l’équipe. Comme le domaine aérospatial est assez précis, on a aussi le sentiment d’appartenir à une communauté spécifique. On est amené à connaître des gens dans le monde entier. L’industrie spatiale se développe très rapidement et les ingénieurs sont très demandés !

4. Racontez nous votre parcours, quelles sont les études/formations qui vous y ont amené?

Les missions spatiales sont des projets relativement longs (~5 ans, parfois plus). On ne voit donc pas toujours rapidement le fruit de son travail.

5. Quelles sont les qualités indispensables pour exercer ce métier?

Etudier au fur et à mesure pour ne pas être submergé pendant le blocus !

Participer aux activités ‘extracurriculaires’ (eco-marathon, eurobot, etc.). C’est très instructif, et très bien vu.

Ne pas négliger son anglais, c’est vraiment indispensable.

Ne pas hésiter à me poser d’autres questions.

6. Par contre pour ce métier il ne faut pas être…

Le chemin le plus court pour faire ce métier est probablement de faire ingénieur civil en aérospatiale.

Personnellement, j’ai fait ingénieur industriel en électromécanique, puis ingénieur civil en électronique, et ensuite un master complémentaire en technologie des systèmes spatiaux.

9. En début de carrière, quel est le salaire mensuel net?

1.900,00€